Entre deux tours avant le réveillon du 31décembre, nous
avons bu :
St
Nicolas de Bourgueil, Eclipse 2015, domaine Frédéric Mabileau : un vin certes jeune, mais profond, vineux, avec une
grande structure. Fruits noirs et réglisse. Acidité de constitution noble.
Allonge et élégance. Gros potentiel de vieillissement. Excellent (+)
Bourgueil,
Racines 2022, domaine Frédéric Mabileau : fraîcheur, gourmandise et suavité pour ce vin presque « immédiat ».
Finesse des tannins, impression « gouleyante » et tendresse (l’élevage
en amphore apporte un réel supplément de finesse). Excellent
Puis, pour le réveillon et les repas qui ont suivi :
Mosel-Saar-Ruwer, Riesling Spätlese, Graach Joseohshöfer
2005, Reichsgraf vin Kesselstatt : nez riche, rôti, sur le botrytis, une pointe de miel,
un soupçon pétrolé. Bouche à l’avenant, une aromatique riche et opulente, sur
la finesse en complément. Notes de fruits exotiques. Léger décalage de
complexité entre le nez et la bouche. Excellent
Chablis,
Grand Cru Grenouilles 2014, la Chablisienne : nez floral, gourmand, une grande empreinte minérale sur
les coquilles d’huitres, une pointe ronde et grasse. Bouche corpulente, presque
tannique, avec une jolie pointe saline très locale. Joli contre-point avec le
gras du foie gras. Devient plus rond et plus charmeur avec un gravlax de saumon
maison. Fins amers salivants sur la finale. Excellent +
Chambertin
Grand Cru 2005, domaine Louis Rémy : grand pinot noir, sur les fruits
noirs, intenses, murs et profonds. Notes grillées et de moka. Bouche puissante
et épaisse sur une base acide bien équilibrée. Equilibre magistral en bouche et
accord majeur avec un pigeon. Excellent ++
Saumur,
Clos de la Rue 2016, Arnaud Lambert (Brézé) : un nez « brézé », tendu, cristallin,
légèrement évolué en semi-oxydatif. Sensuel. Bouche à l’avenant, sur une grande
aromatique et une acidité claquante. Pointe grasse qui « arrondit »
le vin. Gros potentiel car encore d’une jeunesse folle. Grand Vin
Coteaux du Layon, Anthologie de Grains Nobles 2010,
domaine Philippe Delesvaux : essence de caramel et de raisins de Corinthe au nez. Pointe
coing, rôti ultra élégant et fin. Bouche de sucre candy, équilibrée par une
acidité millimétrée. C’est frais, légèrement mentholé. Equilibre magistral.Grand
Vin
Champagne Ayala, Brut Nature : une bulle florale pour fêter le passage à 2026,
vif et tendu. Bouche manquant un peu d’enveloppe et d’aromatique. Très Bien
Corton
Pougets Grand Cru 2014, domaine Rapet père et fils : finesse au nez,
sur les fruits noirs discrets, des tannins souples et une élégance toute
cambuléenne. Bouche infusée, sur l’alcool noble, la fraîcheur. A l’aération
prend un peu de rondeur et de corpulence, tout en restant sur un registre fin.
Légère mâche en finale. Pinot fin. Excellent (+)
Mosel-Saar-Ruwer, Riesling Spätlese, Niderberg Helden 2023,
Thanisch : fraîcheur
et floralité au nez, sur des notes d’abricots murs. Bouche acidulée, sur les
fruits exotiques (ananas et pamplemousse). C’est tendre et frais. Le lendemain,
un supplément de gourmandise, de charme et de construction. Excellent
Vouvray,
Clos de Venise 2012, domaine de la Taille aux Loups : nez floral, cristallin, très tendu, avec un supplément
de gras et d’aromatique. Notes mentholées. Bouche puissante et charpentée, sur
une base minérale solide. Amers réglissés serrés, avec de la mâche. Grande
finale impressionnante, salivante par ses amers superbes. Grande allonge. Grand
Vin
Nuits
Saint Georges, premier cru Forets Saint Georges 2015, domaine de l’Arlot : nez clairement
nuiton, avec un supplément d’élégance, sur les fruits noirs, un léger grillé et
une impression salivante qui pinote. Bouche de grand pinot, avec une pointe
végétale noble et apportant de fins amers. Construction sur une sorte de rondeur.
Finale allongée, sur les épices douces, très salivante. Excellent +(+)
Corton-Charlemagne
grand cru, 2012, domaine Rapet père et fils : un chardonnay grillé au nez, profond et très vineux.
Notes minérales de très bel effet. Bouche avec de fins amers salivants, tendue,
une pointe grasse et une aromatique superlative. Presque tannique. Amers serrés
et salivants sur la finale interminable. Grand Vin
Nuits
Saint Georges, premier cru les Vaucrains 2010, domaine Georges Chicotot : premier nez « réduit »,
plutôt évolué, sur le pruneau et des notes viandées. Après aération, évolution vers
une impression plus fruitée, veloutée et construite. Pointe végétale noble,
fruits noirs et réglisse. Bouche avec une astringence assez marquée, qui s’atténue
également à l’aération. Devient suave, allongée et salivante, malgré une
acidité encore bien marquée. Manque sans doute, à ce stade, un peu de charme et
de complexité, mais le vin est clairement trop jeune. Encore 10 ans à attendre
me semble-t-il. Excellent
Fin d’année et
début du « dry january » en fanfare pour une nouvelle année qui
promet.
Bruno